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Actualités de la Paroisse

La réunion de préparation des messes et offices de la semaine sainte aura lieu le vendredi 23 février à 14h 30 au presbyère de Forges.

Prochaine répétition pour le concert de Pâques vendredi 23 février de 17h30 à 19h

Il n'y aura pas de permanence au presbytère les 2 et 9 mars.

Assemblée paroissiale le samedi 10 mars à 20h à Argueil, messe à 18h

Prochaine soupe de Carême  le 16 mars à 19h15 au presbytère de Forges. Invité : le direceur de l'ESAT "La Brèche" . Apportez votre légume !

Confessions en vue de Pâques le 31 mars de 9h 30 à 12h et de 14h à 17h

 

 

 

DERNIÈRE MINUTE !

23/02/2018

Bioéthique : la bataille des mots

    Les Etats généraux de la bioéthique sont lancés. Et nous pouvons dès maintenant y participer en apportant notre contribution sur le site internet ouvert voici quelques jours  par le Comité Consultatif National d’Ethique*. Auparavant, souvenons-nous des débats autour de la loi Taubira, pour éviter certains pièges. En effet, son intitulé officiel était : « loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe ». Et par un tour de passe-passe, elle est devenue « mariage pour tous » pour ne plus faire référence qu’à un principe d’égalité. Pour rendre inaudibles les autres questions posées à ce sujet, il suffisait de n’en poser qu’une : comment refuser aux uns ce qui est accordé aux autres ? Nous connaissons le résultat : un débat tronqué !

    La même dérive est à l’œuvre lorsque l’on parle de « PMA pour toutes ». En effet, la PMA recouvre les techniques médicales permettant à des couples confrontés à une infertilité d’origine pathologique, d’avoir un enfant par implantation d’un ovocyte dans l’utérus de la femme. Or, l’expression « PMA pour toutes », gomme précisément le fait qu’il ne s’agit plus de remédier à une infertilité pathologique, mais à l’impossibilité pour une femme d’avoir un enfant du fait même de l’absence de relations entre elle et un homme, qu’elle soit seule ou en couple avec une autre femme. Outre que l’on assiste au même abus du principe d’égalité, on se demande ce que le terme « médical » vient faire ici puisqu’il n’y a pas de pathologie…

    La GPA procède du même procédé. Le terme de « gestation » relève du vocabulaire technique et, froidement, camoufle le fait qu’il s’agit d’une grossesse, faisant ainsi disparaître la relation qui s’établit entre une mère et l’enfant qu’elle porte. Quoi de mieux pour obtenir d’elle, ensuite, qu’elle le cède à d’autres ? Par ailleurs, en utilisant l’expression « pour autrui », on donne à cette appellation une connotation altruiste qui dissimule un contrat et passe sous silence l’aspect financier et mercantile de l’opération. Enfin, cela évite de parler de deux réalités moins avouables : l’exploitation du corps de la femme et la vente d’enfants !

    Dernier sujet : l’euthanasie. En imposant dans le débat l’expression « droit de mourir dans la dignité », les partisans de l’euthanasie ont réussi à détourner les mots « droit » et « dignité » de leur sens. Rien que ça ! On peut comprendre – sans y adhérer et en le combattant – le fait qu’ils revendiquent pour eux le « droit » de pouvoir choisir sa propre mort. En revanche, le détournement du mot « dignité » relève de la malhonnêteté intellectuelle. En effet, cela insinue que la seule mort digne serait celle qui est choisie, que la souffrance est source d’indignité. Quel mépris pour les personnes qui laissent la mort venir à elles à son heure ! Quel mépris pour les soignants et les proches qui savent les accompagner dans le respect et la tendresse ! Sans compter que c’est enfin ouvrir la porte à d’autres dérives : le suicide assisté pour convenances personnelles, ou l’euthanasie des enfants comme c’est le cas en Belgique. Ou pire encore…

    Défendre une certaine conception de l’humanité, c’est un combat d’idées. C’est donc aussi une bataille de mots !

    Bruno Voisin

 

* A l’adresse suivante : https://etatsgenerauxdelabioethique.fr

23/02/2018

Que faire pour le Carême ?

   Le Carême est un temps privilégié pour se recentrer sur Dieu et sur l’essentiel de nos vies, en particulier par la prière. C’est donc d’abord une invitation à replacer sa vie au cœur de l’amour (amour de soi-même, de son conjoint, de ses enfants). C’est aussi un moment dans l’année pour nous aider à prendre conscience de nos limites et de nos dépendances ou même de nos addictions : ce peut-être l’occasion de demander pardon, d’aller se réconcilier avec telle ou telle personne. C’est enfin un temps pour rejoindre les plus fragiles et les plus pauvres afin de leur redonner une place oubliée : personnes âgées, personnes handicapées…

Ci-dessous quelques propositions qui peuvent vous aider à bien vivre votre Carême

1.    Autour de la Bible…

-     lire l’évangile de Marc (le plus court)

-     lire le livre de Jonas (le plus petit livre de la Bible)

2.    Autour de la prière…

-     prendre 1 minute pour Dieu par jour

-     prier un dizainier par jour (1 Notre Père et 10 Je vous salue Marie)

-     participer à l’eucharistie une fois par semaine

-     Prendre un moment d’adoration le jeudi matin à Forges (entre 8h30-11h00)

3.    Autour de l’aumône…

-     Faire un don à une association caritative

-     Visiter une personne âgée de mon village

4.    Autour de la réconciliation…

-     Prendre des nouvelles d’un ami perdu de vue

-     Apporter des fleurs à mon conjoint ; penser à lui dire « je t’aime »

-     Me réconcilier avec une personne contre laquelle je suis fâché

-     Se confesser (le jeudi de 10h30-10h50) ou le samedi saint

5.    Autour du jeûne…

-     Se priver d’une dépendance quotidienne (tabac, alcool, jeu…)

-     Débrancher mon téléphone à partir de 19h30

-     Se passer de télévision

-     40 jours sans facebook (ou autre réseau !)

etc.

 très bon et très saint Carême à vous !

 

 Père Sébastien +

 

20/02/2018

 Il reste 24 jours, la fin de la collecte est le 16 mars.
Nous sommes 50 jeunes, étudiants et jeunes professionnels, du Diocèse de Rouen. Nous partons en Terre Sainte du 31 juillet au 9 août 2018.

Nous avons tout d’abord besoin de vos prières pour nous aider à mener ce projet à son terme !

Ce pèlerinage est proposé par la pastorale étudiante du diocèse de Rouen.

Tous les jeunes partants souhaitent répondre à l’appel de Jésus :
« Viens, et suis moi » (Mt 19, 20)

et cherchent dès maintenant à le faire ! Grâce à ce beau projet, nous serons affermis dans notre foi et serons plus à même d'évangéliser nos campus.

Depuis la rentrée universitaire, nous préparons notre pèlerinage avec une soirée mensuelle qui nous permet de découvrir peu à peu la Bible.

 

Cet été, nous passerons 10 jours sur les traces du Christ et de ses disciples, à l’écoute de ce qu’Il a à nous dire au plus profond de nos coeurs. Nous commencerons par un temps de silence dans le désert du Néguev, pour découvrir l’Ancien Testament et nous disposer intérieurement à vivre cette belle aventure. Nous gagnerons ensuite la Galilée pour découverte les lieux de la vie publique de Jésus : Nazareth, le lac de Tibériade, le Mont Tabor, Capharnaüm, les lieux des miracles et de l'appel des disciples. Nous monterons enfin à Jérusalem, point culminant de notre pèlerinage, où nous revivrons le Mystère Pascal du Christ.

 

Nous sommes convaincus que ce pèlerinage sur les pas de Jésus va nous transformer profondément et nous aider à grandir dans la foi.

Il est pour cela très important que nous puissions emmener le plus grand nombre de participants. Le prix d'inscription ne doit pas être un frein dans l'évangélisation des jeunes étudiants et professionnels. Pour organiser notre pèlerinage, nous logerons dans des auberges de jeunesse et des maisons religieuses en dortoir, nous ferons nous-même la cuisine, et demandons aux aumôniers de payer leur séjour.

Des actions auprès des paroisses ont été menées : babysittings, déménagements, papiers cadeaux. La chorale Anima a reversé une partie de l'offrande de son concert de Noël pour ce projet.


Aujourd'hui, nous avons besoin de vous. Nous comptons sur votre générosité !

Les fonds récoltés permettront de:

  • payer notre guide (3400€)
    participer aux frais des repas (les trois jours où nous ne pourrons pas faire notre propre cuisine à Jérusalem) 15€/personne/repas,
    payer les frais pour le chauffeur (15€/participant)
    Pour nous aider vous n'avez qu'à faire un don sur notre page Credofunding.

Bon carême !
Je reste à votre disposition si vous avez des questions.

 cordialement,  Thérèse GOHEL

10/02/2018

Les igloos d’infortune et l’indignité

  Au nord de Paris, le long d’un canal, les tentes sont alignées par dizaines, serrées les unes contre les autres. La neige les a transformées en igloos d’infortune. Contre le parapet, leurs occupants tentent de se réchauffer autour d’un maigre feu alimenté par des cagettes récupérées auprès de commerçants du quartier. Ils viennent du Darfour ou d’Afghanistan, d’Erythrée ou du Mali, d’Irak ou du Kurdistan…

  A Calais voilà quelques jours, au cours d’affrontements, vingt deux migrants ont été blessés dont quatre grièvement. Faut-il n’y voir qu’un règlement de comptes entre communautés comme l’affirment les autorités ? Ou est-ce la conséquence de l’extrême tension suscitée à la fois par le racket des réseaux de passeurs et par le harcèlement des forces de l’ordre à l’égard des migrants ? Un harcèlement qui se traduit par la destruction systématique des campements, des bâches et des couvertures de survie distribuées par les associations, notamment le Secours Catholique, mais aussi par des opérations visant à empêcher la distribution de repas.

  Face à ces situations, nous pouvons débattre à l’infini de la politique migratoire que devrait ou ne devrait pas suivre le gouvernement, sur l’accueil de migrants dans l’Union européenne et notre pays. Mais vouloir limiter les flux migratoires est une chose. Prendre en compte la réalité en est une autre.

  La réalité aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, ce sont des flux que rien n’arrête, ni le désert et la soif, ni la mer et les risques de naufrage et de mort, ni le froid, la neige et les montagnes. C’est une volonté irrépressible de bâtir une vie ailleurs que dans des pays de guerre et de misère. La réalité, aujourd’hui, ce sont entre 500 et 800 migrants bloqués à Calais et le refus de la Grande Bretagne de prendre sa part du fardeau autrement qu’en livrant des kilomètres de barbelés supplémentaires pour « sécuriser » cette zone. Et, au final, ce sont des conditions de vie indignes imposées à ces hommes, à ces femmes, à ces enfants.

 Il y a une sorte d’hypocrisie des pouvoirs publics qui sous-traitent aux associations la survie de ces migrants mais, dans le même temps, confisquent et détruisent  les moyens qu’elles y consacrent. Des pouvoirs publics qui, devant micros et caméras, les accusent d’attirer dans une impasse ces damnés de la terre et, dans le même temps, omettent de combattre les réseaux de passeurs avec la même énergie ! 

 Bien sûr, il y a les règles du droit d’asile. Bien sûr, on peut toujours tenter d’opérer une distinction entre ceux qui fuient la guerre ou les persécutions et ceux qui fuient la faim et la misère. Mais quoi qu’on pense de l’arrivée de ces personnes venues d’horizons et de cultures si éloignés des nôtres, ne peut-on revenir à de simples sentiments d’humanité ? Ne peut-on placer la dignité et le devoir de solidarité au-dessus de toute autre exigence ?

  Voilà quelques décennies, avait été instaurée la trêve hivernale qui interdit d’expulser de son domicile, avant la fin de l’hiver, une personne qui n’aurait pas payé son loyer. A quand la trêve hivernale pour ceux qui ont fui l’enfer de leur quotidien et que l’on condamne, chez nous, à un nouvel enfer ?

 Bruno Voisin

08/02/2018

Pauvre père ?

             « Pauvre père, il n'aura pas profité de sa retraite ! » J'ai entendu à plusieurs reprises avec un certain étonnement cette phrase prononcée par tel ou tel paroissien après qu'il a appris la mort du père Pierre Didon, ancien curé de Buchy.

 

Dans notre logique contemporaine, cette exclamation désolée est pleine de vérité et porte en elle-même un soupçon de révolte face à ce qui pourrait être perçu comme une injustice. En effet, voilà un homme ordonné prêtre à 29 ans, qui a servi l'église et les paroisses auxquelles il a été envoyé pendant 51 ans et qui, au moment de partir en retraite, déclare une maladie foudroyante qui le terrasse en quelques mois. Alors qu'il aurait pu bénéficier de quelques années de quiétude, voire même de repos, tout en rendant d'ailleurs quelques services (ce qui n'aurait pas été pour nous déplaire), la mort semblait l'attendre au tournant pour le priver de ce paradis terrestre, avant goût de celui du ciel.

S'il en est ainsi dans la logique de ce monde, il n'en va pas de même dans la logique du Royaume. J'ai bien conscience que c'est un prêtre relativement jeune qui parle, après à peine plus d'une décennie d’exercice du ministère ; ce dernier ne m'a pas encore usé jusqu'à la corde, et les paroles qui vont suivre sont peut-être plus empreintes de sagesse que de réalisme. Cependant, dans la logique du Royaume, la question n'est pas de profiter ou non d’une retraite, après une vie de dur labeur salarié. Non, la vie d'un prêtre est une vie donnée, offerte au service de l’Évangile. Elle est donnée quoi qu'il arrive. Le ministère presbytéral n’est pas à penser comme un métier à exercer qui donnerait droit à un certain nombre de trimestres à capitaliser en vue d’un espace futur que je pourrais combler comme je le voudrais. Cet espace que nous construisons comme nous le voulons, c’est tout au long de notre vie de prêtre qu’il se déploie ; point n’est besoin d’attendre la retraite pour cela. Bien sûr, cela n’exclut pas des passages difficiles où l’on murmure en son for interne : « vivement que je sois dégagé de ces obligations paroissiales », comme un salarié parfois se dit « vivement la retraite ». Cela ne laisse pas de côté ces moments de découragement où le prêtre se dit : « j’aurais mieux fait d’être garagiste ou facteur ». Mais au plus profond de nous, au lieu même où se situe l’engagement au mariage pour de nombreux couples, plus profondément que le lieu où se situe notre simple devoir, il y a un amour profond pour le Christ, sa Parole de feu et la puissance de sa résurrection dont nous avons fait l’expérience. Certes, cela exige quelques frustrations aux yeux du monde et ce qu’on appelle improprement des sacrifices. Mais cela appelle à un sacrifice plus grand, au sens propre du terme, c'est-à-dire faire de sa vie une offrande joyeuse au nom de l’Amour de Dieu.

Pauvre père ? Non, je ne le crois pas. Pierre était un serviteur qui, comme il le disait lui-même a peut-être été trop serviteur du Christ et pas assez ami. Mais un serviteur heureux de servir le Christ et l’Église par toute sa vie.

Il n’aura pas profité de sa retraite ? Qu’importe ! Il aura profité de la présence de son ami, le Christ, vivant dans son Église tout au long de son ministère presbytéral. Je ne crois pas qu’il se désole, au Ciel, de la mort qui lui ouvre ainsi les portes du Royaume.

Encore une fois, c’est avec la folie de mes 46 ans que j’écris ces lignes ; la manière dont Pierre aura vécu son ministère jusqu’au bout reste pour moi un exemple. Je compte sur sa prière en Christ pour me conduire sur le chemin de fidélité et d’amour qu’il a suivi jusqu’au bout, afin que ces quelques mots écrits facilement continuent à s’inscrire chaque jour davantage dans mes actes.

 Père Sébastien

 

27/01/2018

La démocratie et l’intérêt général enterrés à Notre Dame des Landes ?

   Cela n’avait que trop duré. Et force est de reconnaître que quelle qu’ait été la décision du gouvernement au sujet du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, elle ne pouvait que satisfaire les uns et mécontenter les autres. Sans oublier l’immense gâchis d’énergies et d’argent public que cela a suscité, il nous faut en tirer les leçons pour notre démocratie et notre conception de l’intérêt général qui en sortent pour le moins ébranlées.

   Les élus de la région et du département se croyaient légitimes pour concevoir un grand projet d’aménagement porteur d’avenir pour le développement économique de leur territoire. Il est vrai que cela est de leur ressort. Mais la démocratie représentative a ici trouvé ses limites ! Les électeurs de Loire - Atlantique consultés dans une sorte de référendum organisé à la demande d’un Président en mal d’autorité se croyaient fondés à approuver le projet. Mais une fois connu le verdict des urnes, le gouvernement de l’époque n’en a tenu aucun compte, mettant en doute les bienfaits de la démocratie directe !

   Le gouvernement actuel devait donc rebattre les cartes. Et l’on peut regretter qu’il ait donné raison à des opposants n’ayant aucune légitimité démocratique et ayant tout fait pour bloquer la réalisation de ce projet jusqu’à l’occupation illégale d’un espace transformé en zone de non-droit. Ce faisant, il a donné du crédit à ceux qui veulent imposer leur conception de l’intérêt général par la force à défaut de savoir la partager.

   Cette affaire est emblématique de quelques uns des maux de la société française : impuissance de l’Etat ; incapacité à établir un dialogue entre des élus légitimes et des opposants irréductibles ; inadaptation des procédures d’enquête d’utilité publique sur les grands projets d’aménagement du territoire ; difficulté à prendre en compte l’exigence de défense de l’environnement ; procédures judiciaires utilisées non pour dire le droit mais pour gagner du temps ; absence de culture du compromis…

   Nos institutions, nos autorités judiciaires ont été ainsi prises en otage par ceux qui, de part et d’autre, étaient animés moins par le souci d’écouter et de comprendre d’autres points de vue que par la volonté d’imposer leur opinion. Car dans cette affaire, depuis des années, la question de l’objectif poursuivi - le développement économique d’une région - a été occultée au profit d’une seule question portant sur l’un des moyens de ce développement. Ainsi, à défaut d’un consensus sur l’objectif, à défaut de débattre pour faire émerger d’autres modalités et d’autres moyens pour ce développement, nous sommes parvenus au point où des minoritaires n’ont cessé de refuser de se plier aux règles de la démocratie comme aux décisions de justice.

  Accepter le dialogue, comprendre que l’intérêt général n’est pas une somme d’intérêts particuliers qui s’opposent à d’autres intérêts, concevoir de nouveaux modes d’élaboration de l’intérêt général pour nos territoires, voilà une réflexion à laquelle élus et associations doivent s’atteler. Faute de quoi, les crispations l’emporteront et les dérives constatées à Notre Dame des Landes se répéteront ailleurs mettant en cause le bon fonctionnement de notre vie démocratique.

 Bruno Voisin

18/01/2018

Bioéthique : à nous de jouer !

Les dés seraient-ils jetés ? Ce 18 janvier, ont été lancés les Etats généraux de la bioéthique, processus de consultation qui devrait se conclure à l’automne prochain par le dépôt du projet de loi de révision des lois de bioéthique. Le 3 janvier dernier, La Croix publiait un sondage révélant qu’une grande majorité de Français souhaitait une évolution en profondeur de la législation. La facilité pour nos gouvernants et le législateur serait donc de suivre une opinion publique favorable à la PMA pour toutes les femmes (60% des Français), à la GPA (64%) et à l’euthanasie et au suicide assisté (89%)…

  Pas si simple pourtant ! D’abord parce que la loi sur le mariage de personnes de même sexe a laissé de profondes blessures que le Président de la République n’a pas envie de rouvrir. Ensuite parce que sur des sujets aussi délicats, l’expérience montre que l’opinion publique, sujette à l’émotion que peuvent susciter certaines histoires personnelles, reste ouverte à une réflexion approfondie, pour peu que l’on sache lui en présenter les enjeux et la traiter en adulte. Enfin, parce que si l’on parvient à en débattre dans l’écoute des opinions contradictoires et dans le respect des personnes et des souffrances qu’elles peuvent exprimer, un point d’équilibre peut être trouvé, comme cela avait été le cas pour la loi Claeys-Léonetti actuellement en vigueur pour la fin de vie.

  Les résultats du sondage publié par La Croix montrent que les français seraient acquis à une forme d’individualisme et de libéralisme sociétal. Ce qui pourrait se résumer en un principe formulé ainsi : « pourquoi ne pas accorder un droit qui ne retire rien à personne ? », chacun étant libre de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. De ce point de vue, la forte demande d’une légalisation du suicide assisté (en l’absence de maladie incurable et de souffrances, et au motif que l’on souhaite éviter les dégradations dues au grand âge) exprime cet individualisme exacerbé. Tout cela montre combien tout discours moralisateur serait inefficace dans ce débat.

  En revanche, et si l’on veut qu’ils soient utiles, ces débats devront permettre de s’interroger sur le désir profond de parentalité (le droit à l’enfant et ses limites face au droit de l’enfant) ; de réaffirmer l’attention aux plus vulnérables (l’enfant, la personne en fin de vie…) ; de souligner la dignité de la personne humaine, y compris dans la dépendance ; de rappeler la pertinence, pour ces sujets qui touchent au plus profond de l’homme, du principe de précaution si aisément invoqué pour les questions environnementales ou de santé publique…

  Les techniques ont considérablement bouleversé les perspectives car elles ont repoussé les frontières de l’impossible. Ce faisant, elles ont brouillé la conception de l’homme et de la vie qu’ont nos contemporains. Cela nous conduit à un point où notre société peut basculer vers plus ou vers moins d’humanité. A nous de savoir peser dans les choix qui seront faits en relevant le défi de ces Etats généraux de la bioéthique ! *

 Bruno Voisin

 * La manière la plus simple sera d’intervenir sur les forums qui seront ouverts sur internet par le Comité National Consultatif d’Ethique à partir de la fin janvier.

11/01/2018

Sex and the city

La révolution sexuelle des années 70, qui s’est traduite par la dépénalisation puis la légalisation de l’avortement, l’usage devenu courant de la pilule ou des autres contraceptifs, tout ce qui pouvait permettre le libéralisme sexuel, semble trouver aujourd'hui l’expression de sa limite. Ces derniers temps en effet, notre pays a été bousculé par plusieurs affaires relatives à la sexualité qui suscitent indignations, réactions outrées et des réponses que l’on peut juger parfois maladroites. Je pense ici au dossier Weinstein et à ses conséquences planétaires, mais aussi à quelques récentes affaires judiciaires qui ont révélé des actes sexuels sur mineurs, dont un impliquant une fillette de 11 ans, qui ont innocenté les partenaires sexuels en raison du consentement des jeunes plaignants au moment des faits. Ajoutons à ceci la protestation véhémente de l’avocate d’une femen qui avait manifesté poitrine nue, sa cliente ayant été condamnée pour exhibition. Notons en outre que l’érotisation de notre société influe nécessairement sur les comportements et sur la manière dont l’un et l’autre sexes peuvent se considérer mutuellement. Par exemple, une des injures à la mode il y a deux ans dans les cours de récréation d’école était une référence au site pornographique « Jacquie et Michel ». Comme de fait, un article du Figaro mercredi dernier révélait l’augmentation des violences sexuelles entre enfants (y compris en classe de maternelle). De la même manière, les films ou vidéos, vitrine de notre civilisation, diffusés mondialement grâce à internet, laissent à penser que les femmes (ou les hommes) d’occident sont réellement ce que ces médias en laissent paraître.

  Si ces faits plus ou moins divers posent la question fondamentale du rapport de notre société à la sexualité, la manière dont elle la formule peut laisser perplexe. La principale en est : « faut-il définir une majorité sexuelle (autrement dit, à partir de quel âge peut-on être jugé consentant)? » Encore une fois, une question anthropologique d’importance risque d’être réduite à une simple question législative. Déjà, sur un plan purement scolaire, la sexualité est abordée de manière technique par des réponses techniques (les organes génitaux, la contraception…) ; la question de l’affectivité, qui devrait pourtant être au cœur de la réflexion sur la sexualité, elle, n’est pas abordée. La sexualité, dans le domaine de l’enseignement, se trouve ainsi largement déconnectée de sa dimension amoureuse et affective. Alors, faut-il agir de la même manière sur le plan sociétal, c’est-à-dire établir un âge légal avant lequel on estimerait que le consentement au rapport sexuel ne pourrait être reconnu et, le lendemain de l’anniversaire, il serait validé ? Ne serait-ce pas traiter la sexualité de la même manière qu’une DLU ? La vraie question ne serait-elle pas plutôt : quelle éducation à la sexualité devrait être véhiculée par notre société, par l’éducation nationale et par nos familles ?

 

A force de considérer la sexualité uniquement comme lieu de plaisir, à force de la considérer comme une dimension purement personnelle, à force de ne l’envisager que sur un aspect technique en laissant de côté sa dimension amoureuse et affective et tout ce qu’elle implique sur un plan relationnel (l’intrusion dans l’intimité d’un autre, tout de même !), nous pourrons bien écrire des lois pour dire qu’à 15 ans une personne sera estimée comme consentante lorsqu’elle offrira son intimité à un garçon ou à une fille ; cela ne résoudra ni les blessures affectives, psychologiques et relationnelles que ces actes, déterminés pour être l’expression d’une grande et belle dimension de l’homme, laisseront à ceux à qui nous les aurons livrés en omettant de leur en délivrer le sens.

 

Père Sébastien

28/11/2017

TU AIMES CHANTER ?  Rejoins le groupe

Objectif : un concert pour Pâques

 Prochaine  rencontre le vendredi 19 janvier à 17h30  salle paroissiale de Forges

 Contact : Julien Hamel  06 79 60 38 72

28/11/2017

Camp d’hiver collégiens du 3 au 10 mars et des lycéens du 3 au 9 mars dans le jura, vous pouvez appeler la paroisse de Forges pour réserver votre inscription dès maintenant afin que nous puissions organiser le séjour. (30 places avec animateurs)

06/04/2017

LE DENIER DE L’EGLISE, NOTRE AFFAIRE A TOUS…

 Pourquoi l’Église réclame-t-elle de l’argent ?

1. n’oublions jamais que l’Église, c’est nous ! Nous, les baptisés, qui appartenons à une communauté. L’argent que nous donnons est d’abord l’argent pour que vive notre communauté. L’Église ne réclame pas d’argent, c’est à chaque baptisé d’apporter sa contribution pour que l’Église vive.

2. Comme tout société met la clef sous la porte lorsque les caisses sont vides, il en va de même pour une communauté paroissiale : si elle n’a pas les moyens suffisants, le secrétariat ferme, les églises cessent d’être chauffées, etc., et la communauté est obligée de demander l’aide financière d’autres communautés paroissiales.

3. Notre paroisse ne touche aucune subvention que ce soit des mairies ou de l’État : nous dépendons uniquement des dons qui nous sont faits.

 Les quêtes, ça ne suffit pas ?

Non, les quêtes ne suffisent pas…

1. Une quête de baptême rapporte moins de 50 euros. L’offrande demandée pour un baptême est de 60 euros minimum (nous ne les recevons pas toujours…). Sachant qu’un baptême coûte à la paroisse au minimum 130 €…

2. De la même façon, un mariage coûte à la paroisse plus de 400 € ; l’offrande demandée et la quête nous rapportent 250 €

3. Les quêtes du dimanche ont rapporté en 2016 22.305 € ; en 2006, elles rapportaient 33.167€… Nous avons perdu près de 10.000 € en 10 ans !

 Quel est le budget de notre paroisse ?

1. En 2015, le budget de notre paroisse était de 145.800 €

2. notre paroisse verse 35% des recettes ordinaires à l’évêché pour que vivent les services diocésains ; en 2016, cela représente 42.850 €.

 A quoi sert le denier ?

Le denier sert à payer les charges salariales et le traitement du prêtre.

1. Charges salariales (secrétaire + femme de ménage) = 27.800 € en 2016

2. Traitement et frais du prêtre (déplacements) = 27.250 € en 2016

3. Denier reversé à la paroisse en 2016 = 27530 € soit 50% de la charge salariale

 Combien y a-t-il de donateurs ?

En 2006 : 598 donateurs

En 2016 : 363 donateurs… nous avons perdu 240 donateurs

En 2015, le donateur le plus âgé était né en 1919 et le plus jeune en 1971… les jeunes, les parents d’enfants au catéchisme, les couples qui se préparent au mariage ou qui demandent le baptême sont largement absents

 

Nous savons bien que les temps sont difficiles pour tous. Croyez bien que nous nous efforçons de gérer au mieux l’argent que vous nous confiez. En 2016, notre paroisse a accusé un déficit de 900 €. Il nous importe que chaque baptisé prenne ses responsabilités pour faire vivre l’Église. Seulement 363 baptisés sur 12000 habitants participent au denier. C’est avec l’aide de tous que nous pourrons continuer à assurer la vie paroissiale. J’espère que vous êtes heureux et fiers d’être chrétiens ; votre communauté chrétienne ne pourra pas vivre sans vous.

Père Sébastien

Écrire à M. l'Abbé Sébastien Savarin : paroisseforgesleseaux@orange.fr  |  Accueil, horaires, permanences : cliquez ICI


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